Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /Avr /2007 21:05

A un mois et demi de l'élection présidentielle, nous, enseignants du premier et du second degré, avons décidé d'afficher notre soutien public à Ségolène Royal.

Ce blog est là pour vous expliquer pourquoi !

Pour prendre contact, publier votre soutien et vous exprimer sur la campagne, envoyez un mail à :

profspoursegolene@laposte.net

 [ Adresse alternative : profspoursegolene@hotmail.fr ]

Par Bastien Recher - Publié dans : profspoursegolene
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /Avr /2007 20:58

 Pour sauver la recherche et l’université, utilisez aussi votre bulletin de vote
Par Bertrand Monthubert, le 27 avril 2007


Sauvons la Recherche (SLR) s’est constitué en 2004 pour réagir à la mise en péril de la recherche publique française causée par la baisse drastique des crédits et des recrutements imposée par le gouvernement. Notre action a fait découvrir au grand public les difficultés des laboratoires et des chercheurs français, la misère des universités et la crise qui nous attend si les jeunes se détournent de la recherche. Elle a permis l’élaboration, longue et démocratique, en association avec un grand nombre de scientifiques du pays, de propositions innovantes présentées lors des Etats Généraux de la Recherche en octobre 2004. [...]

Avant ces élections présidentielles, SLR a de nouveau fait connaître ses propositions, organisé des débats, interrogé les candidats et rendu publiques leurs réponses (7 réponses à nos questions et Recherche et enseignement supérieur : comparaisons Bayrou-Royal-Sarkozy).

Nicolas Sarkozy persiste et signe. Il propose, dans la continuité de l’action qu’il a mené pendant cinq ans, d’amplifier la logique du « Pacte pour la recherche » avec une généralisation du financement par projet, ce qui signifie donner la priorité à une recherche à court terme sur des thématiques que le gouvernement croit les plus rentables, au risque de passer à côté des grandes avancées scientifiques à venir et de sacrifier des disciplines sans applications industrielles, mais pourtant essentielles pour l’intelligence du monde dans lequel nous vivons. En cohérence, il propose de créer des contrats de cinq ans pour les docteurs, sans engagement sur des emplois permanents, ce qui dissuadera les meilleurs étudiants de s’engager dans une carrière scientifique trop peu reconnue. Sa conception de l’autonomie des universités, en associant directement l’entreprise à la gouvernance et au financement des universités, ne peut qu’accroître les inégalités territoriales et la sélection sociale au détriment de l’autonomie réelle des universités et de la recherche. S’il annonce un accroissement des moyens des universités, rien de tel pour la recherche. Dans sa vision, les EPST, tels le CNRS ou l’INSERM, qui ont joué un rôle essentiel dans le développement de la recherche française, se verront dorénavant cantonnés à un rôle d’agence de moyens, sans politique scientifique propre.

Enfin, peut-être plus gravement encore, ses déclarations péremptoires sur la détermination génétique de la pédophilie ou du suicide des jeunes, mais aussi ses propos sur les limites des sciences humaines et sociales (« Mieux vaut admettre qu’il y a là une part de mystère irréductible plutôt que de rechercher des causes ») ne peuvent qu’inquiéter les hommes et les femmes de science, et les citoyens.

En face de ce projet, celui de Ségolène Royal, même s’il ne reprend pas toutes nos propositions, avance un certain nombre de mesures qui montrent clairement qu’une partie importante de nos arguments a été entendue : remplacement du Pacte par une nouvelle loi négociée, programmation d’un accroissement annuel de 10% du budget, statut du doctorant, création d’emplois et lutte contre la précarité, rôle central des organismes et des universités dans le financement de la recherche, importance du progrès des connaissances, engagement fort pour la démocratisation de l’accès et du succès à l’université, volonté de développer la recherche industrielle en redéployant et conditionnant les aides de l’Etat au privé. Ses propositions sur l’éducation, la formation, la démocratie vont dans le bon sens. [...]

En lançant à l’automne 2006 le débat sur la recherche et l’enseignement supérieur avec les présidentiables, SLR souhaitait que les propositions des Etats-Généraux figurent en bonne place dans les programmes des candidats. Or nous sommes aujourd’hui en face de deux projets très différents qui auraient des conséquences totalement opposées sur le futur de la recherche et de l’enseignement supérieur. Même si son projet est perfectible, nous pensons que Ségolène Royal dessine une ambition renouvelée pour la recherche et l’enseignement supérieur, alors que Nicolas Sarkozy programme leur déclin par des mesures que nous jugeons profondément destabilisatrices.

La recherche et l’enseignement supérieur sont des enjeux essentiels pour l’avenir de notre société, tout le monde en convient. Nous appelons donc toute la communauté académique et l’ensemble des citoyens à ne pas les oublier quand ils voteront dimanche. Quelle que soit l’issue de ces élections, SLR continuera bien sûr à agir pour l’enseignement supérieur et la recherche, et à se battre pour faire appliquer les propositions des Etats Généraux.

C’est aujourd’hui qu’il faut sauver la recherche, dans 5 ans ce sera trop tard !

Le CA de Sauvons la recherche

Lire l'intégralité du communiqué : http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1573

 

Par Bastien Recher - Publié dans : profspoursegolene
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /Avr /2007 20:48

 POUR NOS REVENDICATIONS ET NOS VALEURS : 1er MAI : UNITAIRE ET PUISSANT; 6 MAI : FAIRE BARRAGE A LA DROITE

Le 1er mai, chômé et payé, est bien plus qu’une tradition. Cette date marque la force collective du monde du travail : déterminé et uni par la capacité d’ « arrêter les machines », de stopper l’activité industrielle, il démontre la nécessité économique de la prise en compte des revendications. Cette dimension intervient également dans les services –privé comme public– où se joue aussi la dynamique du progrès social.

Salaires, retraites, contrat et conditions de travail, protection sociale, solidarités, ces questions ont été évoquées dans la campagne électorale du 1er tour du scrutin présidentiel, mais nos revendications n’ont trouvé que peu de traces précises dans les orientations programmatiques des candidats placés en tête par les électeurs au soir du 22 avril. S’il est maintenant presque d’usage que les deux tours de la présidentielle « encadrent » le 1er mai, ce décalage décevant entre les aspirations sociales fortes qu’expriment des luttes (CPE, salaires, services publics, emploi, éducation, …) et leur insuffisante prise en compte dans le débat électoral appelle à des manifestations de très grande ampleur.

Aujourd’hui comme hier, le SNESUP sait s’engager sur des valeurs, comme se battre sur des revendications… et elles sont nombreuses, avec des enjeux majeurs pour la société tout entière, sa capacité à se saisir des potentialités de la recherche et celle de construire un enseignement supérieur démocratisé.

Sans hésitation, le SNESUP appelle le monde universitaire à manifester dans l’unité le 1er mai et à mettre en échec les politiques sécuritaires et libérales du candidat de la droite et du monde patronal. Il appelle à battre une logique qui casse les services publics, qui ne remplace qu’un sur deux des fonctionnaires partant à la retraite, qui vise à faire exploser l’enseignement supérieur en privatisant, déréglementant recherche et universités. Il faut battre le candidat N. Sarkozy qui porte des orientations liberticides.

Les institutions actuelles réduisent le choix du 6 mai. Sans adhérer à toutes les propositions de la candidate et malgré son opposition à certaines (autonomie accrue des établissements, régionalisation du supérieur, …), le SNESUP invite à utiliser le bulletin S. Royal pour faire barrage à la droite et à l’extrême-droite.

En tout état de cause, le mouvement syndical a et aura un rôle majeur à jouer. Le SNESUP y contribuera.

Paris, le 28 avril 2007

Par Bastien Recher - Publié dans : profspoursegolene
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 18:26

L’éducation au cœur du pacte présidentiel de Ségolène Royal

 

Ségolène Royal est la candidate qui a placé l’éducation au cœur de son programme pour la France en fixant des objectifs ambitieux :

Favoriser la réussite de tous les élèves en luttant contre l’échec scolaire et en rétablissant l’égalité républicaine

 

• Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obliga­toire dès 3 ans.

• Instituer le soutien scolaire individuel et gratuit pour tous les élèves.

• Réformer les ZEP, notamment en limitant le nombre d’élèves à 17 dans les classes de CP et CE1.

• Réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale.

• Renforcer la présence adulte dans les établissements afin de lutter contre la violence.

Rétablir les moyens supprimés par la droite pendant 5 ans

 

Ségolène Royal augmentera de 10 % par an le budget de l’Éducation nationale :

• « Je referai de l’école le premier budget de la Nation. »

 

• « Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d’enseignants qui ont été supprimés. »

 

Réhabiliter le métier et le rôle des enseignants

 

Dans sa lettre du 21 mars dernier adressée aux enseignants :

• « Je veux redonner la considération qu’ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. »

 

Donner à l’université et à la recherche les moyens de l’excellence

 

• Doter nos universités de moyens financiers renforcés.

• Créer une allocation d’autonomie sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active.

 

Votez et faites voter pour Ségolène Royal, la candidate de la réussite éducative !

http://www.parti-socialiste.fr/

 

http://www.desirsdavenir.org/

 

http://profspoursegolene.over-blog.com/

 

Télécharger le tract au format PDF

Télécharger le tract au format RTF

 

 

Par Bastien Recher - Publié dans : profspoursegolene
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 12:54

Ségolène Royal a répondu au questionnaire envoyé par l'intersyndicale du CNDP aux principaux candidats :

" Messieurs les responsables de l'intersyndicale du CNDP,

J'ai bien reçu votre questionnaire concernant la délocalisation du CNDP et je vous en remercie.

Comme vous le savez sans doute, parce qu'elle au coeur de mon projet pour la France, j'ai fait de l'Education la priorité du Pacte présidentiel que je propose aux Français.

Si je suis élue, j'organiserai très rapidement une concertation globale avec les différents acteurs du système éducatif. Je souhaite en finir avecles décisions autoritaires prises sans consultation des principaux intéressés. Je veux en effet restaurer entre le monde politique et les acteurs éducatifs un lien de confiance et de respect mutuel.

Je sais que la poltique conduite par les gouvernements de droite depuis 2002 a considérablement affaibli les établissements publics nationaux sous tutelle du ministère de l'éducation nationale.

Je considère pour ma part que ces établissements nationaux, dont fait partie le CNDP, ont un rôle essentiel dans la politique de réussite éducation que je souhaite promouvoir. Nous avons besoin de recherche et d'innovation, d'enseignement à distance, d'outils pour l'orientation, de documentation et de ressources pédagogiques de qualité pour aider les enseignants dans l'exercice de leur métier.

S'agissant plus particulièrement de la délocalisation du CNDP, il sera en effet nécessaire de procéder à un bilan de cette mesure portant notamment sur ses effets concernant les fonctions du CNDP et la situation sociale de ses personnels.

Au vu de ce bilan et des perspectives qui pourraient être envisagées, une concertation sera conduite avec les représentants de l'intersyndicale pour explorer les pistes permettant de dynamiser les diverses fonctions du CNDP et de son réseau en lui redonnant ainsi toute son efficacité.

La situation des agents sera examinée au cas par cas. Je me suis engagée à rétablir les moyens supprimés dans le dernier budget à la rentrée 2007 et à mettre en place un plan de résorption de l'emploi précaire.

La fonction d'éditeur public assurée par le CNDP doit se voir reconnue, dans l'esprit notamment de la circulaire relative à l'activité éditoriale des administrations et des établissements publics de l'Etat publiée par le gouvernement de gauche en 1998.

Je m'attacherai en outre à clarifier le rôle de chacun et d'éviter ainsi les redondances entre les établissements publics nationaux. Le but est bien de favoriser les coopérations et les complémentarités plutôt que les concurrences.

Espérant avoir globalement répondu à vos interrogations, je vous prie de croire, Messieurs les responsables de l'intersyndicale du CNDP, à l'assurance des mes sentiments les meilleurs.

Ségolène Royal "

 

Par Bastien Recher - Publié dans : profspoursegolene
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